© Frédéric Fontenoy

Frédéric Fontenoy, osé mais « inside »

 

Frédéric Fontenoy est un photographe parisien dont les œuvres parfois controversées marquent toujours les esprits. Depuis quelques jours, il est présent à Caen, au Quatorze, accompagné de sa sulfureuse exposition baptisée « inside ».

 

Frederic Fontenoy site l'oiseau

© Frédéric Fontenoy

 

Étrange atmosphère qui règne au Quatorze ces derniers jours. Nous rasons les murs afin d’admirer les nombreuses photos accrochées pour l’exposition. Plusieurs femmes plus que dénudées sont fixées sur les différentes photos dans des positions suggestives. Nous sommes alors coincés dans une époque qu’on situerait à l’entre-deux guerres ou bien dans les années 50. Le décor est d’époque alors que les murs sont habillés de papiers-peints à ornement, derrière de vieilles commodes et un ancien lit à barreaux. Le photographe fait apparition sur certains clichés, habillé d’un costume trois pièces et souvent le visage grave, le bras levé prêt à « punir »  les demoiselles dévêtues à l’aide d’objets aussi divers qu’incongrus.

La femme est alors souvent représentée comme un objet, vue comme un simple meuble au coin d’une pièce ou alors comme un bougeoir, un violoncelle… Malgré que le travail de Frédéric Fontenoy ne révolutionne pas le sens et les idées qui y sont associés, le style graphique est extrêmement recherché – l’élégance du noir et blanc associé aux contrastes saisissant des différents jeux d’ombre et de lumière, ainsi que de l’univers onirique dans lequel nous nous trouvons donne du caractère aux photos. Le corps psychanalytique aurait surement matière à étudier en découvrant ces photos qu’on pourrait facilement rattaché à la partie psycho-sexuel de la discipline.

 

Cette première exposition (on espère, d’une longue liste) organisée par l’association les Lutins du Court-Métrage, est en place jusqu’au 5 juillet au Quatorze.

Retrouvez Frédéric Fontenoy le 27 juin pour le vernissage de l’exposition « inside » au Quatorze à partir de 19h00 : évènement facebook

 

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Texte : Simon Sliman