*Boréales* Week-end Baltique

Samedi 22 novembre, c’est le « Week-end Baltique » dans le cadre des Boréales, nous nous apprêtons à assister à un concert classique a l’église Notre-Dame-de-la-Gloriette. L’Orchestre Régional de Basse-Normandie et la Schola de l’Orne (chœur) nous présentent des interprétations des compositions de Cyrilus Kreek, Tonu Korvits et Arvo Pärt.

Nous nous installons au cœur de l’église, nous avons le temps de lever le regard et d’apprécier l’espace autour de nous, survoler le dépliant du programme de la soirée et le concert débute. L’orchestre, dirigé par Alexandra Cravero, monte sur scène et introduit le concert avec l’interprétation de « Fratres » pour violon et piano du célèbre compositeur contemporain, estonien Arvo Pärt. Cette composition, qui est présentée ce soir avec une variation de solo pour violon, est l’une des plus connues et jouées du compositeur. Introduite par le violon, la structure mélodique très simple et courte est répétée neuf fois. Nous ressentons à travers la musique minimaliste, l’origine de l’univers musical de Arvo Pärt : le silence et le mythe religieux. Sous les intenses applaudissement du public, l’orchestre quitte la scène et laisse sa place au chœur pour interpréter les « Quatre psaumes de David » de Cyrillus Kreek. Inspiré de chants populaires estoniens, les psaumes folkloriques nous sont chantés en estonien, alors qu’il se sont fait une place dans le répertoire des chœurs d’église dans toute l’Europe. Nous sommes touchés par les harmonies chantant la joie, l’espoir et le mal.
L’orchestre rejoint le chœur pour la dernière partie du concert, soit, l’interprétation de « Kreegi Vihik », du compositeur estonien Tonu Korvits. Après avoir découvert l’orchestre, puis le chœur, nous sommes impatient qu’ils se rencontrent.

10430905_10204682723061774_3423061865222238699_n
Le plus jeune des trois compositeurs, Korvits, arrange au côté d’opéras et de musiques symphoniques, des musiques populaires et des musiques de film d’animation. L’œuvre présentée ce soir est une retranscription du carnet de Korvits, dans lequel il recueillait des mélodies populaires pendant ses voyages basés sur des textes religieux estoniens, dont une des mélodies authentiques est chantée par une jeune soliste. Le concert se termine sous de grands applaudissements.
Le public – pas seulement mélomane – a fait preuve d’ouverture d’esprit ce soir dans la féerie de l’église Notre-Dame-de-la-Gloriette.

TEXTE : LARA SPELSBERG

PHOTOS : FRANCK CASTEL