*Boréales* Black Yaya, Blue Yaya

Il est 19h30, nous voilà devant les murs du magnifique Palais Ducal devenu, depuis à peine un an, l’Artothèque de Caen. Comme tout bon évènement du Festival Les Boréales, une queue imposante se dessine déjà devant nous malgré notre ponctualité.

Nous sommes ici ce soir pour le vernissage de l’exposition et concert de Black Yaya. Plus connu pour son groupe de pop folk, Herman Düne. Le parisien d’origine suédoise et marocaine déplace la foule caennaise dont une bonne partie frustrée, ne pourra faute de place, seulement assister au vernissage de l’exposition.

10801878_10204655550182469_6971226122209396926_nChanceux d’avoir deux billets, nous nous faufilons entre verres de vin et guacamole vers « Black Yaya Blue Yaya »  exposition de l’artiste réunissant dessins, gravures et sculptures. Nous pouvons reconnaître le personnage emblématique des pochettes d’albums d’Herman Düne, le « Bigfoot bleu ».  Petit monstre à tête bleu, Yaya nous le décrit succinctement lors d’une timide présentation de son travail comme son « personnage-alter-ego fétiche ». On y découvre aussi les fruits de sa collaboration avec l’artiste suédoise Mayon Hannania avec qui il a réalisé la série ‘Death Death Death’ ou les surfeurs à la tête mort.

1981837_10204655552622530_8963548648814520073_nC’est alors que nous grimpons dans les hauteurs du bâtiment de l’Artothèque où se cache une autre salle d’exposition transformée pour l’occasion en salle de concert. Quel plaisir de (re) découvrir l’artiste-musicien dans un tel endroit. Seul avec sa guitare devant un public assis et à l’écoute il nous propose des morceaux folk comme on aimait les entendre. Sous la très belle voute en bois qui orne la pièce, l’harmonie se crée mais sa musique certes bien écrite reste classique. Après une heure de concert, c’est dans son costume de songwriter que Black Yaya nous remercie une nouvelle fois, visiblement ému par cet accueil. Pour nous, il est temps d’essayer d’acheter un de ses vinyles. Victime de son succès l’artiste repartira les mains vides et nous aussi, dommage… Nous aurions bien gardé un souvenir de cette douce soirée. Si vous n’avez pas pu assister à cette soirée, sachez que l’exposition est encore ouverte au public jusqu’au 24 décembre.

TEXTE : SARAH GUILLAIN & ADRIEN LEPRÊTRE

PHOTOS : FRANCK CASTEL